Hologrammes
L’application d’un système de sécurité : l’hologramme
Constatant que la sécurité est un impératif de développement le BSDA à l’instar d’autres sociétés a pendant longtemps réfléchi sur les voies et moyens à mettre en œuvre pour une lutte efficace contre les atteintes au droit de reproduction droit essentiel pour les auteurs et pour l’industrie culturelle qui ne peut se développer sans un environnement sécurisant pour la création et l’investissement.
Considérant par ailleurs que l’industrie culturelle est un vecteur pour promouvoir la diversité culturelle en optant pour une sécurisation holographique le BSDA a voulu apporter à la fois une réponse technique pour l’identification des supports mais aussi une réponse fiable pour les besoins de statistique quant bien même l’hologramme à lui seul ne permet pas de se doter de données complètes pour l’évaluation de l’économie de la Culture.
Comment le projet a été financé ?
Dés le départ, il faut saluer la contribution et le soutien de toutes les parties intéressées qui, après avoir donné une appréciation positive sur la formule proposée, ont activement participé aux différentes concertations qui se sont tenues pour échanger sur les modalités pratiques de financement et de mise en œuvre.
Devant les difficultés rencontrées pour obtenir un appui financier le BSDA a estimé devoir recourir à la formule de l’emprunt interne pour assurer un autofinancement il s’agissait en l’espèce de recourir aux droits en instance de répartition et de procéder au fur et à mesure au remboursement pour respecter deux exigences :
1 / La répartition des droits à échéance fixe ;
2/ La continuité du financement par le biais de l’emprunt interne ;
Grâce à une rigueur dans la gestion des hologrammes toutes les échéances de répartition ont été observées et depuis 2005 le coût de l’hologramme initialement fixé à trente francs a été ramené à 25 francs suite à l’amortissement du coût de réalisation de la maquette et des frais de protection.
Pour les besoins de transparence les droits de reproduction et le coût lié à la sécurisation font l’objet d’une gestion distincte pour éviter toute confusion.
Que faire face à la piraterie numérique ?
Se battre et ne pas baisser les bras.
Les enjeux économiques en jeu et la facilité de se faire de l’argent dans notre domaine d’intervention nous recommandent à la fois lucidité et détermination.
Nous l’avons constaté avec les technologies actuelles le professionnalisme des criminels de la culture les contrefacteurs a été un niveau jamais égalé.
Pour autant nous devons poursuivre l’action de protection pour une circulation des produits licites et accessibles à tous.
D’ailleurs la sécurisation holographique contribue aujourd’hui plus que par le passé à la lutte contre la contrefaçon il nous faut tenir et cet identifiant combiné à l’action salutaire de la brigade de lutte contre la piraterie installera nous l’espérons la peur dans l’autre camp.
Date de mise en œuvre.
La sécurisation holographique a été officiellement adoptée le 20 Décembre 2001.
Procédure pour l’acquisition
S’agissant d’un domaine qui a trait à l’exploitation d’un droit important pour les titulaires la gestion de l’hologramme comme vous pouvez l’imaginer se fait selon une procédure qui sécurise toutes les parties intéressées : l’auteur, le producteur et le BSDA qui en temps réel est en mesure de communiquer toutes les informations pertinentes pour assurer la traçabilité : le nom du producteur le type de support le titre de la production la quantité autorisée les droits acquittés la séquence concernée.
C’est pourquoi le principe de la numérotation séquentielle a été retenu et se faisant il est impossible de trouver un numéro sur deux support DO IT ONE BUT DO IT WELL.
Seul le producteur qui a licitement acquis le droit d’exploitation peut obtenir du BSDA des hologrammes.
Statistiques au bout d’une année de mise en œuvre
Après une année d’application la quantité des autorisations délivrée de 53 407 700 en 2001 est passée à 102 055 670 en 2002.
Cela se passe de commentaires.
Cependant force est de reconnaître par la suite , que l’insuffisance de la répression a posé quelques difficultés pour véritablement atteindre dans les proportions souhaités les objectifs fixés.
Alors quelles sont les mesures entreprises ?
Deux mesures salutaires sont à relever
L’aggravation de la sanction telle que proposée dans la future loi qui sera très bientôt adoptée avec des mesures d’accompagnement très fortes dissuasives et pour véritablement garantir la continuité pour une efficacité la création de la brigade de lute contre la contrefaçon à compétence nationale par décret numéro 2006/1398 en date du 28 Décembre 2006.
Quels sont les résultats attendus grâce aux diverses mesures techniques et juridiques ?
Nous espérons TOUS ensemble, administrations investies d’une mission régalienne, titulaires de droits, gestionnaires de droits, usagers, pouvoir conjuguer nos efforts pour bâtir une industrie culturelle forte qui passe forcément par :
- un encouragement à la création
- une sécurisation de l’investissement
De décembre 2001 à Novembre 2007 la quantité des commandes s’élèvent à 6 153 917 et la quantité la plus importante enregistrée en terme d’exploitation du droit de reproduction mécanique est de 130 000 exemplaires.
