POINT DE PRESSE DU BSDA
Jeudi 20 Août 2009, à partir de 16 heures, au JUST 4 U.
De plus en plus, les observateurs assistent à ce qui ressemble à une confrontation entre le BSDA et certaines catégories d'utilisateurs du répertoire littéraire et artistique, notamment la RTS et quelques radios privées encore récalcitrantes.
Le Bureau Sénégalais du Droit d'Auteur est chargé d'assurer la protection des droits d'auteur et de contrôler l'exploitation des répertoires littéraires,musicaux, dramatiques et audiovisuels sur toute l'étendue du territoire national. C'est une société de gestion collective dont la mission consiste à défendre les intérêts moraux et matériels des titulaires de droits.
Quant aux utilisateurs, notamment les médias publics et privés,ils sont des partenaires indispensables des créateurs, donc de la société qui protège et gère les droits de ces derniers.
La réclamation du droit d'auteur par le BSDA ne relève nullement d'une volonté individuelle de harcèlement dirigée contre une personne ou une entreprise. Elle est légitime parce que conforme à la loi, au souci de préserver un droit humain Inaliénable et d'abord au simple bon sens. Si le fonctionnaire, le travailleur salarié et le citoyen exerçant une fonction libérale vivent aisément du fruit de leur travail, I'artiste aussi doit pouvoir jouir des retombées pécuniaires de ses œuvres publiquement diffusées. En fait, le droit d'auteur n'est que le salaire différé de I'auteur que doivent payer les utilisateurs des oeuvres de l'esprit. Ce salaire est versé au BSDA qui a le mandat de ses sociétaires pour gérer et répartir leurs droits. Tout utilisateur du répertoire artistique doit savoir qu'il est tenu préalablement d'obtenir I'autorisation des ayants droit dont les oeuvres sont exploitées en attendant de s'acquitter du paiement du droit d'auteur après avoir fourni la documentation requise au BSDA qui représente les créateurs.
I1 faut reconnaître qu'après le Point de Presse réussi organisé au Café de Rome,le vendredi 22 Mai 2009, à partir de 10 heures, sous l'égide du Conseil d'Administration du BSDA et avec la mobilisation exceptionnelle des artistes et la participation active des responsables Professionnelles d'Organisations de la Culture, bon nombre de radios privées se sont rapprochées de la Direction Générale du BSDA pour s'informer et se mettre en règle avec la loi. Même la RTS, grâce aux bons offices de Monsieur Moustapha GUIRASSY,Ministre de la Communication, est en train de faire des efforts louables,bien que nous soyons encore loin de la redevance due si le principe du pourcentage sur la base des recettes publicitaires et sur le budget de fonctionnement était appliqué.
Si une requête aux fins de suspension de programmes d'émission a été signifiée à la Radio Télévision WAL FADJRI, pour ne parler que de ce cas, c'est parce que ce groupe de presse s'obstine à faire la sourde oreille, son Directeur Général soutenant, par ignorance ou par défi, qu'il contribue à la promotion des créateurs dont les oeuvres sont diffusées. S'est-il demandé comment vivraient, par exemple, les pauvres auteurs des belles musiques qu'il offre aux auditeurs et téléspectateurs sans en être ni le compositeur ni le chanteur si tous ceux qui pilotent des radios ou des télévisions adoptaient la même conduite que lui ? Perd- il de vue que c'est,en partie à cause des agréables moments d'animation où fleurit l'art, que son audimat grimpe jusqu'à le porter régulièrement, comme il le prétend, en tête des radios et des télévisions les mieux écoutées être gardées? Si les réponses évidentes à ces questions qu'il devrait se poser ne sont pas suffisantes, la loi, elle, est là pour rétablir les équilibres et empêcher que la société devienne une jungle.
Le Point de Presse convoqué le jeudi 20 Août 2009,de 16 à 18 heures,au JUST 4 U, a pour but de prendre à témoin l'opinion publique nationale et internationale sur le bien-fondé du droit d'auteur dont certains utilisateurs tentent de déposséder les créateurs. Ces derniers ne réclament qu'une chose : vivre décemment de ce que rapporte leur art qui enrichit illicitement d'autres.
Le BSDA ne souhaite demander la fermeture d'aucune radio ni d'aucune télévision. Il usera cependant des moyens que lui donne la loi pour préserver le droit d'auteur et défendre les intérêts de ses sociétaires qui méritent une vie décente pour eux-mêmes et pour leurs familles.
Payer le droit d'auteur, c'est reconnaître aux artistes le rôle régulateur qu'ils jouent au sein de toute société. Ce sont eux qui nous font rêver et nous protègent du stress. Art, < Aar >, en wolof, ne signifie pas autre chose !
Fait à Dakar Ie L8 Août 2009
Le Conseil d'Administration